©Alessia Canneddu

Les anciens ateliers ont été murés

Le vecchie officine sono state murate

Argentiera, du plein au vide

Argentiera est un village né de l’exploitation minière. À son apogée, plus de 2 000 personnes y vivaient et travaillaient dans les mines. Le minerai était extrait de la montagne, lavé pour être séparé des déchets, puis envoyé par bateau vers les ports industriels d’Europe du Nord. Le bâtiment présenté ici correspond aux ateliers du forgeron et du charpentier, situés derrière l’ancienne blanchisserie. Ces ateliers faisaient partie des infrastructures essentielles au fonctionnement de la mine. À la fermeture du site, le travail a cessé et le village a été presque entièrement abandonné.

Argentiera, dal pieno al vuoto

Argentiera è un villaggio nato dall’attività mineraria. Nel periodo di massimo sviluppo, oltre 2.000 persone vivevano e lavoravano nelle miniere. Il minerale veniva estratto dalla montagna, lavato per separarlo dagli scarti e poi trasportato via mare verso i porti industriali del Nord Europa.
L’edificio qui presentato corrisponde alle officine del fabbro e del carpentiere, situate dietro l’antica laveria. Queste officine facevano parte delle infrastrutture essenziali per il funzionamento della miniera. Con la chiusura del sito, il lavoro si è fermato e il villaggio è stato quasi completamente abbandonato.

Un patrimoine figé

Dans les années 1980, une famille rachète la mine et commence à murer les ruines pour contourner les lois de rénovation. L’objectif était de détruire l’intérieur des bâtiments pour reconstruire sans permis. Le projet est stoppé par la justice, mais une grande partie des édifices a déjà été transformée. Ces bâtiments, devenus en partie « faux », ne peuvent plus être restaurés ni étudiés. Argentiera reste alors bloquée dans un état suspendu, à mi-chemin entre ruine, abandon et village fantôme.

Un patrimonio congelato

Negli anni Ottanta, una famiglia riacquista la miniera e inizia a murare le rovine per aggirare le leggi sulla ristrutturazione. L’obiettivo era demolire l’interno degli edifici per ricostruire senza permessi. Il progetto viene fermato dalla giustizia, ma una grande parte degli edifici era già stata trasformata. Queste strutture, diventate in parte “false”, non possono più essere né restaurate né studiate. Argentiera rimane così bloccata in uno stato sospeso, a metà strada tra rovina, abbandono e villaggio fantasma.

©Andrea Maspero

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